mercredi 3 novembre 2010

Une semaine derrière les fourneaux : le bilan

Voilà maintenant plus d’une semaine que j’ai pris mes nouvelles fonctions, et je ne voudrais pas vous laisser sur des idées de doigts coupés et autres maladresses notoires.  Quoique. A bien y réfléchir : doigts coupés et maladresses, ça résume plutôt bien cette première semaine…
Lundi je me suis donc coupée deux doigts en affinant des oignons, mardi je me suis pelée le dos de l’index au lieu de la peau de la pomme de terre, mercredi je me suis enfoncée le petit renfoncement du placard en fer dans le dos de la main, aujourd’hui je me suis plantée le pic à brochette dans le doigt… Autant vous dire que quand je rentre le soir à la maison, je plonge mes mains dans un bain de crème cicatrisante!
Et puis ensuite il y a les innombrables bourdes que je commets sans cesse… En une semaine, et pour ne citer que celles là : j’ai renversé l’eau sale des pommes de terre dans le café de mon chef, j’ai bousillé le glaçage qu’il venait de faire sur un gâteau en laissant tomber un plat dessus, j’ai confondu les mesures dans une recette de gâteau (2 tasses de levure au lieu de 2 cuillères!),  etc.
Et bien vous savez quoi? Malgré tout ça, il ne m’a toujours pas virée! Au contraire, il a l’air content de mon travail et il m’a même proposé des heures de plus. Soit il est vraiment très patient, soit… Euh? Vous voyez d’autres explications vous? Ah si, peut-être que les rares fois où je ne fais pas de conneries, je fais bien mon boulot? Mystère…
Sinon côté ambiance, je ne trouve toujours rien à redire. Bien sûr tout n’est pas toujours rose bonbon, même  au pays des Bisounours. Par exemple ce midi, mes collègues assistantes de vie racontaient comment elles été obligées de mettre leurs vêtements de travail en quarantaine chez elles, à cause de l’odeur qui ne part jamais. Oui, on parle bien d’odeur d’urine et de selles. C’est ce qu’on appelle le retour à la réalité je crois. Mais bon, j’ai envie de dire : c’est le jeu ma povre Lucette! Et à côté de ça, les gens restent toujours aussi souriants, agréables et patients. Surtout patients!
Voilà, à part ça je deviens un as dans l’art de manier les gros couteaux à découper, et le pelage de patates n’a plus aucun secret pour moi. Ah, et mon chef m’a même laissé faire une sauce toute seule comme une grande avec ma recette à moi! C’est pas la classe ça?! En tout cas, si je devais résumer en quelques mots cette première semaine je dirai que malgré les bobos et les patates, j’aime toujours autant ce que je fais!
Enfin, étant donné que désormais je me tape soixante bornes pour aller au travail tous les jours, le prochain billet sera très certainement dédié à la circulation automobile montréalaise. Car oui, ça vaut vraiment qu’on y consacre tout un billet!
Bonne journée à toutes et à tous!