mardi 11 octobre 2011

Qu'importe que la cheminée soit de travers, si la fumée est droite. (proverbe turc)


1h25 du matin. Une fois encore, je suis tombée comme une masse et dors comme une bienheureuse, lampe de chevet allumée et livre ouvert sur la poitrine. Soudaine quelque chose me réveille. Quelque chose qui me pique le fond de la gorge. Je tousse, je crache. Je prends une grande goulée d’air et recrache. Ce n’est pas de l’air, mais de la fumée. J’ouvre les yeux. Une épaisse fumée blanche a envahit ma chambre. Je bondis sur mes jambes et allume le plafonnier. Je regarde d’où vient la fumée. Elle vient de la lampe de chevet toute neuve que j’ai placé la veille sur l’étagère de ma tête de lit. La lumière était trop forte alors je l’avais recouverte d’un pantalon. Ce même pantalon qui est en train de partir en fumée et qui se répand en cendre fumante sur mon oreiller…  Rapidement je réagis : je débranche la lampe de chevet, retire le pantalon ou du moins les restes et étouffe le reste dans la taie d’oreiller. Puis j’ouvre grand fenêtres et volets et enfin je sors la lampe coupable. Je re-rentre dans ma chambre : ça pue la cheminée refroidie! 

Encore endormie malgré toute cette adrénaline, j’entre dans la chambre de ma  mère :
« Maman, je crois que j’ai mis le feu dans ma chambre. Mais tout va bien, je l’ai éteins. Tu peux te rendormir. » Évidemment, après ça,  elle n’a pas fermé l’œil de la nuit.

Enchantée, moi c’est Virginie, 27 ans. Je viens de retourner vivre chez ma mère et je sens qu’elle va adorer ça!

Le coupable
La victime

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